Sophrologie et compagnie®
Perline Noisette - 0777 23 29 83

Categories

Accueil > Blog et nouvelles > Faire face aux émotions

20 septembre 2016
Perline, sophrologue

Faire face aux émotions

Les émotions font partie de la vie. La société dans laquelle nous vivons bannit l’excès d’émotion, sauf dans des cas précis, et souvent collectifs, comme les matchs de foot... C’est ainsi qu’on peut trouver difficile d’exprimer ses émotions au bon degré, celui dont on a besoin pour son propre équilibre.

Les émotions de base sont limitées : joie, tristesse, peur, colère, dégoût et surprise. Des combinaisons entre elles indiquent d’autres émotions. Par exemple la peur et la surprise donnent la crainte.
Les émotions fortes, brusques ou pas, changent la physiologie : accélération du cœur, montée d’adrénaline, tension musculaire, c’est ce que nous voyons, et souvent détestons. Mais nous oublions que ces réactions créées par les émotions nous préservent. La peur affine notre vue et nos réflexes, gonfle nos muscles et diminue la douleur : indispensable pour combattre ou fuir le danger.
Mais les émotions sont aussi des indicateurs, pour nous et les autres, de l’état dans lequel nous nous trouvons, elles servent donc à nous connaître, à un moment, et à nous relier en société.

Expression des émotions et société

L’expression de nos émotions est conditionnée à la société dans laquelle on vit. En France nous trouvons les Italiens démonstratifs, alors que les Suédois trouvent les Français démonstratifs.
Seules, nos émotions ne s’expriment pas de la même manière qu’en présence d’autres personnes. On ne montrera pas la même réaction d’énervement seul-e ou face à quelqu’un. Cette réaction variera selon les propres réactions de cette personne à notre énervement, qu’elle s’énerve aussi ou, au contraire, ne réagisse pas à notre attitude démonstrative.
Nous apprenons à montrer nos émotions en société en fonction de ce qu’on a vu chez nos parents, qui, eux, l’ont appris des leurs. Si nous changeons de société, nous changeons nos expressions en public, de manière plus ou moins expressive, avec des gestes ou des tons de voix adaptés.
Par exemple, que ce soit bruyamment et démonstrativement, ou bien discrètement et dissimulée, la réaction émotive lors d’un enterrement est adaptée à la société locale. Dans certains cas, ne pas pleurer à chaudes larmes et bruyamment est signe de non respect envers le mort, dans d’autres cette attitude est considérée comme exagérée.
Si nous ressentons des émotions de telle manière qu’il nous faudrait les extérioriser, dans un cadre qui ne le permet pas, alors un conflit intérieur peut se créer, nous obligeant à enfouir ces émotions. Nous serons tentés de les assimiler à des fautes, des erreurs, alors que parfois ce n’est que leur expression qui est mal vue.

Assumer ses émotions

Si l’on se cache ses émotions, c’est au prix de leur enfouissement, mais pas de leur disparition. La poussière a beau être escamotée sous le tapis, elle n’a pas disparu. Peuvent apparaître du stress ou des phobies par exemple.
Cette dissimulation peut amener à une fuite en avant, avec des compensations, le travail, des produits ou actes d’addiction, de plus en plus risqués. Sans oublier le corps qui se rebiffe, problèmes de sommeil, maladies dermatologiques, hypertension, problèmes cardiaques...
Qui n’a jamais eu la peur au ventre ? Le ventre concentre le stress, et nous connaissons tous les désordres intestinaux avant un rendez-vous important, ou lors d’une annonce grave.
On se soigne par des médicaments, naturels ou artificiels, mais on ne s’attaque pas à la cause. Souvent parce qu’on ne le sait pas, ou qu’on ne sait pas quoi faire, comment agir.

Oxygéner son corps

Pour retrouver sa conscience, sa conscience de soi, l’écoute de soi, commençons par permettre à notre corps d’être oxygéné correctement, en particulier la partie ventrale, lieu privilégié des émotions, qui est, comme le cerveau, tapissée de neurones.
Respirer correctement c’est permettre au diaphragme son mouvement de va-et-vient de bas en haut et de haut en bas qui, entre autres, aide à la régularisation du transit intestinal, donc des émotions. Ne plus les cacher, les laisser vivre à leur juste valeur, ni plus, ni moins. Intégrer ses émotions comme une partie, indispensable et salvatrice, de sa vie, c’est un des secrets du bien-être.
Les 70 à 85 % des cellules immunitaires de l’organisme produites par l’intestin pourront alors travailler en toute tranquillité, et l’ensemble de notre corps bénéficier des meilleures protections : les nôtres.
C’est pourquoi le chauffage corporel est la relaxation dynamique de base, qu’il ne faut pas hésiter à pratiquer tous les jours, et même plusieurs fois par jour.
Elle est présentée ici debout, mais on peut sans aucun problème la pratiquer assis-e ou allongé-e par exemple.

Relaxation dynamique : chauffage corporel
Installez-vous debout, pieds écartés de la largeur du bassin.
Le dos droit, les bras ballants, les épaules basses, la tête dans le prolongement du dos.
Fermez les yeux si vous le pouvez, sinon fixez un point neutre droit devant vous.
Posez la paume d’une main sur le ventre, le dos de l’autre sur les reins.
Respirez naturellement.
Inspirez par le nez en gonflant le ventre comme un ballon, de manière à soulever la paume de la main devant.
Bloquez votre respiration 2 à 3 secondes.
Soufflez doucement par la bouche, jusqu’à rentrer entièrement le ventre, vous sentez la paume de votre main se rapprocher.
Reprenez une respiration naturelle, douce et reposante.
Concentrez-vous sur les ressentis dans votre ventre, dans vos reins, dans les mains.
La chaleur, le volume, les fourmillements, ou autre chose, ou rien.
Sans jugement, sans analyse, il n’y a ni bon ni mauvais ressenti, juste les vôtres.
Si vous le pouvez, faites tranquillement cette relaxation trois fois.
Mettez les bras le long du corps et ouvrez les yeux après la dernière relaxation.

En attendant, respirez fortement et soufflez en une seule fois tout ce qui vous énerve.
Puis reprenez une respiration naturelle, douce et reposante :)

Perline Noisette

Partager