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28 avril 2012

L’allégorie de la caverne, de Platon

D’un monde connu, même délétère, au monde réel, même libérateur, il n’est pas facile de passer.

Le mythe de la caverne

Dans une demeure souterraine, en forme de caverne, des hommes sont enchaînés.

Ils n’ont jamais vu directement la lumière du jour, dont ils ne connaissent que le faible rayonnement qui parvient à pénétrer jusqu’à eux.

Des choses et d’eux-mêmes, ils ne connaissent que les ombres projetées sur les murs de leur caverne par un feu allumé derrière eux.

Des sons, ils ne connaissent que les échos. « C’est à nous qu’ils sont pareils  ! »

Que l’un d’entre eux soit libéré de ses chaînes et accompagné de force vers la sortie, il sera d’abord cruellement ébloui par une lumière qu’il n’a pas l’habitude de supporter.

Il souffrira de tous les changements.

Il résistera et ne parviendra pas à percevoir ce qu’on veut lui montrer.

Alors, ne voudra-t-il pas revenir à sa situation antérieure ?

S’il persiste, il s’accoutumera.

Il pourra voir le monde dans sa réalité.

Prenant conscience de sa condition antérieure, ce n’est qu’en se faisant violence qu’il retournera auprès de ses semblables.

Mais ceux-ci, incapables d’imaginer ce qui lui est arrivé, le recevront très mal et refuseront de le croire : ne le tueront-ils pas ?

Mon interprétation

On ne voit de soi que ce que les autres nous renvoient.

Si ce regard extérieur est négatif, abaissant, traumatisant, nous l’intégrerons et serons rassurés, par l’habitude et la répétition, tant extérieure qu’intérieure, de cette description de nous-mêmes.

Si nous arrivons à franchir le pas - difficile - pour découvrir d’autres mondes, d’autres visions, nous verrons alors d’autres réalités, sur nous-mêmes et sur les autres.

Alors, nous changerons ; les autres ne reconnaîtront pas la personne qu’ils ont fabriquée, et qui avait intégré leur vision, mais ils nous verront tel que nous sommes, nous-mêmes, quelqu’un qui assume une liberté et une autonomie nouvelles.

Seront-ils capables d’accepter cette vie loin de leurs jugements et affirmations ?

Serons-nous capables de suivre notre chemin, à nous ?

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