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27 août 2016
Perline, sophrologue

La sophrologie, pour son bien-être, en toute circonstance

La sophrologie est connue comme une méthode de relaxation, mais elle est infiniment plus que ça. Être bien en toute circonstance, dépasser ses blocages, ses peurs, ses difficultés, affronter les aléas de la vie sans s’écrouler, ne sont que des exemples de ce que la sophrologie peut apporter au quotidien.
Méthode d’accès à une conscience avancée [1], la sophrologie permet une utilisation pluridimensionnelle, qui colle aux besoins de chacun à tout moment.

État de conscience modifiée

Née à un moment où des révolutions, grandes et petites se profilent dans de nombreux pays du monde, dans les années 1960, la sophrologie est l’œuvre d’un Colombien, Alfonso Caycedo.
Rompant avec la dorénavant installée psychanalyse, créée plus d’une cinquantaine d’années plus tôt, la sophrologie ne travaille pas sur le mental, sur la réflexion, mais avec les ressentis.
Une des sources, orientales et occidentales, de la sophrologie est l’hypnose. L’état modifié de conscience pendant une séance d’hypnose attire tout particulièrement le neurobiologiste qu’est Caycedo. Il recherche ce qu’il s’y passe et les bénéfices que le patient peut en tirer.
Mais l’hypnose est, déjà à l’époque, utilisée par des montreurs de foire et des charlatans, et sa réputation n’est donc pas au niveau de sa capacité de soin. Caycédo décide alors de s’en éloigner, tout en conservant l’usage de cet état modifié de conscience si particulier.
Une autre application psychiatrique qui aura une grande influence sur la création de la sophrologie est la phénoménologie, appliquée à la psychiatrie. La phénoménologie considère les phénomènes, les ressentis, les observations empiriques, comme des informations dignes de sens et d’intérêt, sans qu’il soit besoin de les décortiquer, de les analyser, de tenter de les relier ou de leur donner un sens.
Communément, le thérapeute provoque des réactions chez le patient, et en porte donc des conclusions. Considérer l’expérience du patient, sa perception, ses sensations, ses ressentis, forcément subjectifs, comme faisant avancer sa conscience, ancrera définitivement la sophrologie comme une thérapie, et une prophylaxie, à nulle autre pareille.

Les ressentis avant tout

C’est ainsi que l’une des lois de la sophrologie est celle qui considère que l’ensemble des ressentis physiques et mentaux vécus durant une séance mène à la transformation des structures de l’être.
Cette transformation ne peut se faire qu’en répétant ces expériences, c’est la seconde loi de la sophrologie, celle de la répétition vécue et de l’entraînement.
Ces ressentis - que les sophrologues appellent des vivances - vont évidemment changer à chaque expérience vécue, ils dépendent de nombre de paramètres, externes et internes, sur lesquels on ne s’attarde pas, car ce qui importe c’est que notre capacité à les discerner va se perfectionner, nous en serons plus finement conscients, de plus en plus lucides.
Cela va permettre à la conscience d’évoluer, de se transformer.
Permettre, aussi, de remplacer des croyances mentales construites, par l’extérieur, par la société, par soi-même, et ancrées comme des vérités absolues au point que parfois on puisse penser que c’est ce que nous sommes vraiment ; par de la conscience de soi issue du plus profond de soi, qui évoque ce que nous sommes réellement.
Tout ce processus pour se sentir de mieux en mieux, de plus en plus soi-même, en accord avec notre réalité, nos valeurs, nous détachant des injonctions externes, parfois reprises par nous-mêmes et qui ne font que sembler nous appartenir.

Exemple : l’estime de soi

C’est ainsi que, par exemple, on pourra travailler sur l’estime de soi, donc la confiance en soi.
« Je suis mauvais en tout, capable de rien », est un sentiment fréquent. C’est un manque d’estime de soi. En découle tout naturellement le manque de confiance en soi, car si je n’estime pas quelqu’un, comment pourrais-je lui faire confiance ?
Tout cycle de séances individuelles débute par une anamnèse, durant laquelle sont abordés la demande du-de la patient-e ; ses problèmes de santé ; sa vie familiale, professionnelle, sociale ; les activités et lieux qui le-la ressourcent, ainsi que de nombreux autres points. Le protocole est précisément construit en fonction de la personne même, de manière holistique.
C’est pourquoi tout modèle de protocole, que l’on voit fleurir ici et là, doit n’être considéré que comme un exemple, car la demande initiale du-de la patient-e, se révèle être basée sur d’autres points particuliers, importants pour le travail sophrologique.
La sophrologie s’appuie sur la phénoménologie, la vivance, et en aucun cas la psychologie n’y a sa place, moins encore le diagnostic. Il ne s’agirait pas de travailler sur le fait que, durant toute son enfance la personne s’est entendu dire qu’elle était incapable, même s’il peut être utile de le savoir, mais de lui (re)donner la possibilité d’être, de manière autonome, capable de reconnaître sa propre valeur, et d’intégrer ce fait dans son corps et dans sa tête.
Un protocole sophrologique pour un problème de manque d’estime de soi pourrait, par exemple, travailler sur la libération des tensions ; l’ancrage d’un souvenir d’un moment passé de réussite ; la vision de ses ressentis après avoir réussi un objectif qu’on désire mais qu’on croit inatteignable.

Transformation de la conscience

C’est par la libération de la conscience que l’on pourra arriver à la transformation de la conscience, pour être mieux, pour être bien, selon l’inventeur de la sophrologie.
Elle se réalise en trois étapes : découverte, conquête, transformation. Remarquons que cette méthode, en trois étapes, porte en elle une universalité de l’apprentissage dans tous les domaines, déjà utilisée dans d’autres circonstances, comme en compagnonnage dans le cadre de l’apprentissage d’un métier ou en franc-maçonnerie en tant qu’élévation personnelle, et non de déclaration arbitraire de soi ou d’autrui sur ses capacités.
Pour y arriver, pour affiner ses ressentis, Caycedo a créé la relaxation dynamique (RD), particularité exclusive de la sophrologie. C’est le socle technique, la singularité qui fait de la sophrologie une méthode unique, très normalisée. Les RD sont en nombre fini, très codifiées, et chacun des gestes, chacune des respirations nécessaires strictement réglée [2].
En revanche, le but, l’intention, l’objectif d’une RD, ainsi que le cadre thématique dans lequel elle est pratiquée, sont infinis. Et c’est là une force de plus de la sophrologie : à la finitude du nombre et la rigidité technique des RD possibles, se juxtapose la souplesse des finalités.
Imaginez qu’un même exercice peut vous calmer ou vous dynamiser, selon l’objectif que vous lui attribuez ! [3]
Prenons comme exemple la RD « Les moulinets », que l’on travaille avec les bras comme des ailes de moulins à vent.
Si nécessaire, on pourra y mettre l’intention d’éloigner les dires négatifs au sujet de soi, très loin, pour qu’ils ne nous atteignent plus. Ou bien ramener vers soi toute l’énergie, toute l’estime de soi, toutes les qualités que nous recelons.

Visualisation et action positive

L’autre type d’entraînement est la visualisation en état de repos du cerveau, de vigilance atténuée, appelé état sophroliminal, voisin de la rêverie, état alpha du cerveau, qui émet des ondes régulières, proches de la sinusoïde.
Pour y arriver, le-a sophrologue amène, par une relaxation progressive du corps, à un état qui s’approche du sommeil, dans lequel il ne faut pas tomber, puisque c’est sur la conscience qu’on travaille, il faut donc toujours rester conscient-e.
C’est ainsi qu’avec toute sa conscience, mais le cerveau reposé, nous pouvons faire un travail plus aigu de prise de conscience du corps, de reconnaissance du corps, ainsi que du mental. On peut faire, par imagination, des expériences qu’on ne tenterait pas dans la vraie vie, quelle qu’en soit la raison, dans cet état de détente, qui facilite l’intégration corporelle et mentale de ces pensées guidées.
Le corps les intègre, l’esprit les intègre, le corps et l’esprit se rencontrent, et, de retour à la conscience ordinaire, en état de veille ordinaire, le corps et l’esprit ont changé, le propre fonctionnement du patient s’en trouve donc également changé.
La sophrologie ne fonctionnant que sur l’action positive, cette transformation holistique profonde sera bénéfique.
« La transformation de l’être par l’ouverture de la conscience », comme le veut Caycedo.
Des obstacles importants peuvent ainsi être levés. Citons par exemple les problèmes de sommeil, les phobies, les addictions, les douleurs, l’amélioration physique et mentale en sport, la grossesse et la préparation à l’accouchement, la reprise plus rapide après une immobilisation, et même l’amélioration générale après un accident ayant créé un handicap.

Respiration, la source

Tout cela ne serait que peu efficace sans le travail de la respiration.
Respirer c’est la première et la dernière chose que l’on fait sur cette terre, c’est dire son importance. Et entre les deux on le fait souvent mal.
Respirer c’est inspirer et expirer.
Inspirer c’est absorber l’oxygène de l’air dans les poumons, avant qu’il ne se diffuse dans le sang, puis les muscles et les organes. Avec une meilleure oxygénation chacun des éléments du corps fonctionne bien, pour que le corps tout entier fonctionne mieux.
Le corps fabrique du CO2, dioxyde de carbone, déchet gazeux transféré par le sang vers les poumons, c’est l’expiration qui le projette hors de notre corps.
Mais si nous savons tous que la respiration est indispensable à la vie, nous ne faisons que percevoir qu’elle est une cause et une conséquence de nos états émotifs.
Mal respirer peut induire ou aggraver des émotions, bien respirer permet d’être mieux dans son corps et dans sa tête, et de faire face plus facilement à une émotion soudaine et intense.

Le diaphragme au centre de la respiration

Il est à noter que si le « phren » de sophrologie signifie esprit, conscience, il veut aussi (d’abord ?) dire « diaphragme ».
Or le muscle de la respiration c’est, justement, le diaphragme. C’est lui qui, innervé à partir du tronc cérébral par le nerf phrénique, permet la respiration par mouvements de va-et-vient de bas en haut et de haut en bas.
C’est dire l’importance de la respiration dans le travail sophrologique.
Quand on a peur, la fréquence respiratoire ainsi que l’amplitude des mouvements respiratoires augmentent.
Lorsqu’on est en sanglots, on hoquette. Car c’est la respiration sous-claviculaire qui est en œuvre. C’est-à-dire un minuscule volume d’air qui entre en jeu.
Dans ces deux cas, mais pas seulement, il faut respirer en gonflant le ventre comme un ballon, ce qui fait descendre au plus bas le piston qu’est le diaphragme, afin que les poumons se remplissent d’air au maximum. En soufflant ensuite, la peur s’atténuera, les sanglots cesseront, car l’alimentation en oxygène sera correcte, agissant tant sur la fonction physiologique que sur l’émotion.

En attendant, respirez fortement et soufflez en une seule fois tout ce qui vous énerve.
Puis reprenez une respiration naturelle, douce et reposante :)

Notes

[1Le mot sophrologie a été bâti à partir des mots grecs : sos (bien portant, harmonie) phren (esprit, conscience) et logos (étude, science, discours). La définition exacte varie selon les personnes, à partir de ces trois mots.

[2C’est pourquoi il est important de s’adresser à un-e sophrologue muni-e d’un diplôme reconnu et surveillé, si l’on veut consulter pour un problème spécifique. On peut bien entendu pratiquer la sophrologie seul-e. Voir les autres articles à ce sujet

[3C’est pourquoi on ne s’invente pas sophrologue en lisant un livre en diagonale, ni même en pratiquant des exercices à peu près.

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