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3 avril 2017
Perline, sophrologue

Mal de dos

Le mal de dos, mal du siècle ? C’est loin d’être le seul, mais cette expression lui a été accolée.
Moins de mouvements, plus de position assise, plus de tensions, le dos n’a plus la souplesse de l’époque où l’on bougeait beaucoup, en plein air.
Il faut, bien entendu, s’assurer qu’il n’y a pas un problème mécanique, vertébral ou musculaire.

Douleurs de reins, lombalgies, ou douleurs musculaires, douleurs aiguës ou chroniques, douleurs inflammatoires ou mécaniques, les causes et le type de douleur dorsale sont très différents.
Mais le résultat est sensiblement le même : la charpente haute de notre corps n’est plus à même de fonctionner.
Par ailleurs, le dos peut concentrer le stress. Qui n’en a pas eu, un jour ou l’autre, « plein le dos » ?
Éliminons immédiatement le port de talons hauts ou, pis encore, les talons aiguilles, qui, non seulement empêchent les femmes d’être à l’aise et de courir, mais encore déforment totalement la colonne vertébrale.
Pour commencer, il faut diminuer le temps assis et/ou le compenser par du temps debout. Dans les lieux même de vie ou de travail, se lever pour boire, chercher un papier, aller aux toilettes ou, tout simplement, marcher un peu pour se dégourdir les jambes et le dos.
Soignez votre position de travail, les avant-bras doivent être à l’horizontale et les poignets dans leur prolongement. Montez ou descendez votre siège, ou votre bureau, pour y arriver. De même, les cuisses sont également à l’horizontale, les pieds à plat. Prenez un repose-pieds si nécessaire. Il faut regarder son écran légèrement vers le bas.
N’oubliez pas les nouveautés qui peuvent être de véritables soulagements, comme le bureau debout qui, comme son nom l’indique, permet de travailler debout, et soulage donc le dos et les reins.
Ce n’est pas toujours facile de penser à se bouger car, quand on s’affale ou on s’assoit, il y a une bonne raison : soit on est fatigué et marcher est la dernière chose qu’on voudrait faire, soit on se prépare à faire quelque chose assis et justement, c’est le but !
Mais réfléchissez-bien il se peut fort que vous bougiez plus que vous ne le croyez. Le ménage, la cuisine, le rangement assis ? Très rares !
Les transports, vers le travail, les courses, les amis assis ? Peu fréquemment assis...
Donc, il se peut fort bien que vous bougiez plus que vous ne le pensez. En revanche, regardez donc comment vous bougez. Vous pliez le dos ? Erreur, il faut plier les jambes.

Le repos du corps en toutes circonstances

Aujourd’hui je vous propose une aide via la sophrologie, à deux niveaux. La sophrologie, on ne le dira jamais assez, aspire à un équilibre corps-esprit. Le travail sur le corps a donc une importance primordiale, on le voit plus encore quand on s’attaque à un problème purement physique tel que le mal de dos.

Relaxation dynamique : hémicorps
Installez-vous debout, les pieds écartés de la largeur du bassin,
le dos droit, la tête dans l’alignement du dos, les bras ballants.
Le corps est totalement décontracté, juste ce qu’il faut pour être debout.
Fermez les yeux

Portez tout le poids de votre corps du côté droit, sans lever le pied gauche.
Inspirez par le nez en gonflant le ventre comme un ballon, en levant votre bras droit à la verticale.
Bloquez et tendez votre bras droit le plus possible vers le haut et votre jambe droite le plus possible vers le bas. Sans solliciter votre côté gauche.
Prenez soin de ne jamais avoir mal, jamais avoir de douleur, tout en continuant de tirer votre bras vers le haut et votre jambe vers le bas.
Toujours en appui sur le côté droit, relâchez le bras droit et toute la tension du côté droit, en soufflant par la bouche.
Revenez lentement en position d’équilibre initiale, bien campé-e sur les deux jambes.
Puis, reprenez une respiration naturelle.
Accueillez les ressentis dans toute la partie droite de votre dos.

Répétez ce mouvement côté droit, trois fois en tout.
A partir de la seconde fois, comparez les ressentis entre la partie droite de votre dos, sollicitée, et la partie gauche, non sollicitée.

Puis, faites ce mouvement et les ressentis trois fois du côté gauche.
Puis, une seule fois, en restant stable sur vos deux pieds.
Ouvrez tranquillement les yeux.

Sophronisation : remplacer la douleur par une ressource aimée
Allongez-vous confortablement les bras et les jambes étendus.
Fermez les yeux, ou, si vous ne supportez pas, ouverts, fixez un point neutre face à vous.
Prenez conscience des points d’appui de votre corps, de haut en bas.
Inspirez par le nez en gonflant le ventre comme un ballon.
Soufflez fortement par la bouche jusqu’à vider totalement vos poumons.
Puis reprenez une respiration naturelle.

Imaginez une vague de détente qui parcourt votre corps, de haut en bas, doucement, par région du corps :
la tête, le visage ;
le cou, la nuque, les épaules, la partie externe des membres supérieurs ;
le buste, la partie interne des bras ;
le ventre, la région lombaire ;
le bassin, le périnée, le sacrum, les membres inférieurs ;
l’ensemble de votre corps, de la tête aux pieds.

Inspirez par le nez en gonflant le ventre comme un ballon.
Soufflez doucement par la bouche jusqu’à vider totalement vos poumons.
Puis reprenez une respiration naturelle.

Effleurez de l’esprit votre douleur, sans la réveiller maintenant qu’elle est assoupie.
Prenez conscience de chacune des parties de votre corps, détendues.
Prenez votre temps pour évoquer, à votre choix, un lieu, un son, une couleur, une activité, une sensation ou une odeur qui vous ressource.
Détaillez cette ressource. Accueillez les ressentis corporels qu’elle vous procure.
Puis, lentement, imaginez que cette ressource se transforme en un tissu comme une nappe, un drap, et lancez-la, comme on en recouvrirait une table, sur la partie qui vous fait mal. Recouvrez la douleur par ces ressentis agréables.
Attardez-vous sur les sensations les plus agréables, qui viennent recouvrir votre douleur.
Associez chaque respiration au lancer de cette nappe relaxante comme une vague de bien-être qui annihile la douleur.
Prenez conscience de votre corps débarrassé de cette douleur.

Souvenez-vous que ces sensations restent en vous, que vous pouvez les activer quand vous le désirez.

En attendant, respirez fortement et soufflez en une seule fois tout ce qui vous énerve.
Puis reprenez une respiration naturelle, douce et reposante :)

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